L'auteur

L'illustration visuelle a toujours été un outil très utile pour communiquer. Dessins, croquis, schémas... font passer l'information très efficacement.
Quotidiennement, nos yeux sont sollicités, attirés par des illustrations, sans même que nous nous en rendions compte, dans les magazines, publicités, plaquettes, livres, internet, présentations professionnelles, outils pédagogiques.
Mais on oublie trop souvent que derrière une illustration, il y a un illustrateur. Il s'est formé, a développé un style, a réfléchi aux messages qui passaient à travers ses créations, s'est documenté.
Ce métier est trop peu reconnu, et cet espace est là pour contribuer à le mettre en valeur.

 

L'auteur:
Constatant que, sur la région grenobloise, il n'existait pas de lien entre les talents locaux et les clients potentiels, j'ai créé en 2003 l'agence Caravan. Son but est de mettre en relation les demandeurs d'illustrations et les illustrateurs, en privilégiant le rapport humain et la possibilité de se rencontrer facilement.
Je m'appelle Corinne Bouchon. Je travaille dans la communication d'entreprise depuis 20 ans.
Pour me contacter, c'est ici.

Si vous aimez :

Lundi 3 novembre 2008
Je préfèrerais positiver, mais encore une fois, voici un mouvement d'humeur face à des abus malheureusement trop fréquents.

C'est ici.

J'en parlais aussi ici.

EDIT du 17/11/08 : Et voici un autre site qui en parle encore ...

Gardons courage, et restons groupés face au respect de la création !
Par Corinne - Publié dans : Le prix d'une illustration
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Commentaires

Nous avons tous à afficher une attitude professionnelle en regard à de telles demandes, et à ne pas travailler pour rien.
Ceci dit, il est tentant de vouloir avoir un marché en faisant des tentatives peu ou pas rémunératrices... Et les institutions profitent de cette faiblesse de notre part.
Et puis, il y a les illustrateurs dont le book est encore peu fourni et qui se disent que c'est mieux que rien , qu'il faut se lancer.
Mais c'est une question d'éthique qu'il ne faut jamais perdre de vue : brader ou donner ses créations, c'est accepter qu'elles ne valent rien.
C'est aussi, inconsciemment, une façon de se désengager vis à vis des clients : "Bof, si c'est raté, c'est pas grave, vu le prix ou la gratuité". Et là, ça ne bénéficie pas à la profession ni à votre cursus (ça se saura, que vous bossez pour pas grand chose. Allez ensuite augmenter vos prix, ce ne sera pas facile).
Donner un prix et de la valeur à sa création, c'est s'impliquer pour un résultat garanti. Le client a alors plus de droits légitimes, donc il y a respect mutuel.
Tout cela dans une entente équitable et raisonnable, entre le client et vous ...
Lors de vos propositions ou des miennes, basez vous au maximum sur vos anciennes créations, publiées ou non, et surtout sur votre écoute, votre façon de travailler, etc ... Plutôt que sur un travail de créa qui sera au mieux jeté à la poubelle, ou au pire pillé ...
 
Le débat est ouvert.
Commentaire n°1 posté par Corinne le 03/11/2008 à 14h21
C'est le cas de pas mal d'appels d'offres d'institutions. Pour ma part, je ne me sens pas forcément dévalorisé de répondre ainsi.
J'ai voulu tenter l'expérience de trouver du travail au travers de ces appels. Je l'ai fait 5 fois sur un peu plus d'un an.

J'ai toujours été surpris de voir ce qui a été retenu au final : Comme en général je n'étais pas pris, je voulais voir ce qui finirait par sortir un jour. Et quand je vois le résultat, je me dis que tout cela n'a rien à voir avec le graphisme : Ma maquette n'était pas pire que ce qui avait été retenu donc pour moi cela n'a rien à voir avec la qualité, ce sont d'autres critères qui sont retenus, totalement invérifiables et subjectifs.
Le plus pénible est d'ailleurs de recevoir le courrier qui nous donne notre note (il y a des critères de pondération : qualités graphiques, prix, etc, mais on fait bien dire ce que l'on veut à tout cela) comme à l'école, j'ai l'impression d'être puni !

Bref, tout cela pour dire que je ne pratique plus ces espèces de (faux) concours parce que tout cela n'est pas clair.
Il vaut mieux passer son temps en démarchage et en pub directe auprès des entreprises.
MAIS JE DOIS DIRE que si j'avais été pris ne serait-ce qu'une fois, peut-être penserais-je différemment ?

Mon conseil : que personne ne réponde à ces appels d'offres dès qu'il y a demande de maquette : comme cela je m'y remettrai pour les gagner tous ;-) ha ha !

Amicalement
Laurent

PS : le problème, c'est que ceux qui veulent travailler pour les organismes publics seront souvent confrontés à l'appel d'offres, rendu de plus en plus obligatoire par la loi...
Commentaire n°2 posté par Laurent le 03/11/2008 à 15h19
Bonne intiative!
Etant passé par là, je connais la théorie!... La pratique, c'est autre chose " peut être une question de courage, volonté ou autre".
Quand vous en aurez assez de vous faire ..... avec des essais non payés, vous prendrez votre respiration un bon coup et vous exigerez "poliment ;-)" mais sûrement un prix refusé!
Le truc  consiste à le faire savoir dès le départ du projet et dès le début de votre carrière.
Cela vous délestera d'un gros fardeau, celui de travailler sans voir votre travail  rétribué.

Prix refusé = somme convenue pour un travail demandé qui n'aura pas été retenu!
Allez! courage! 2 mots suffisent pour éviter de perdre son temps!
Commentaire n°3 posté par Trannoy le 03/11/2008 à 15h22
dans le genre, j'ai aussi vu ça récemment
http://www.etapes.com/debat/ich-kar-mairie-de-paris-400-euros

une histoire d'appel d'offre certes rémunéré mais de moins en moins
Commentaire n°4 posté par rémi le 03/11/2008 à 15h25
Bonne intiative! Etant passé par là, je connais la théorie!... La pratique, c'est autre chose " peut être une question de courage, volonté ou autre". Quand vous en aurez assez de vous faire ..... avec des essais non payés, vous prendrez votre respiration un bon coup et vous exigerez "poliment ;-)" mais sûrement un prix refusé! Le truc consiste à le faire savoir dès le départ du projet et dès le début de votre carrière. Cela vous délestera d'un gros fardeau, celui de travailler sans voir votre travail rétribué. Prix refusé = somme convenue pour un travail demandé qui n'aura pas été retenu! Allez! courage! 2 mots suffisent pour éviter de perdre son temps!
Commentaire n°5 posté par Guillaume le 03/11/2008 à 15h28
@ Laurent : Oui, beaucoup de temps gaspillé, sans savoir pourquoi on n'est pas retenu. Et puis il y a aussi ces appels d'offres à tiroirs délirants, dont je parlais dans un article nommé "Appels d'offres / compétences multiples".

@ Rémi : Le lien que tu indiques est tout à fait parlant. Loin de me rassurer, ça m'inquiète encore plus. Comme quoi, le débat est bien ouvert. Voir aussi le commentaire de Cocotte sur mon article "Nos idées ne valent rien", riche d'enseignements. Est-ce que toutes les professions sont touchées également par ce phénomène ?

@ Guillaume : Oui, l'une des solutions est d'afficher la couleur dès le début. Le poste "Recherche et projets" sur le devis est indispensable, avec la mention "Poste dû même si projet refusé". Ca peut rebuter des clients, mais c'est une notion de respect indispensable.
Commentaire n°6 posté par Corinne le 03/11/2008 à 15h58
Je l'ai souvent dit je suis entièrement d'accoerd avec le fait de ne pas travailler gratuitement ou de ne pas brader. En effet ceci n'apporte rien à part une dévalorisation de son propre travail et de l'estime de soi dont on a fortement besoin pour continuer parfois. Les créatifs comme nous sont trop souvent méprisés. et dont on peut profiter. N'ayant pas du tout cette vision de la profession, je m'insurge avec les autres. La créa, c'est ce qui donne vie et figure "humaine" à la société normalement.
A bon entendeurs...
Commentaire n°7 posté par Anne-Marie le 03/11/2008 à 17h04
Ne plus travailler sans acompte surtout pour une première affaire est le mot d’ordre, je pense. Je n’aurais rien eu si je n’avais pas demandé d’acompte.
Commentaire n°8 posté par Cocotte le 03/11/2008 à 18h48
salut tout le monde. Je lis avec intérêt vos commentaires. Je suis DA dans une édition, je suis aussi illustratrice. mais depuis 6 ans mon travail de DA ne me donne plus le loisir de dessiner. Au mieux je fais des crayonnés et je les confie aux illustrateurs que je soutiens comme je peux. Et ce n'est pas facile. Mon éditeur me demande de marchander, de faire des appels d'offres auprès des illustrateurs, et de faire jouer la concurrence avec les pays de l'Est et les pays d'Asie. La différence de prix est effrayante( 10 à 50 fois). Mais rassurez-vous je n'ai pas pas pu les faire travailler encore: trop de problèmes techniques se posent encore à distance. Sans compter les problèmes linguistiques et culturelles. L'anglais n'est pas encore si répandu comme on pourrait supposer. Mais la pression sur moi est permanente. Les chinois, les polonais sont prêts à tout. Et mon éditeur aussi. Je pense que cela va se solder par ma démission. Même si retrouver un poste équivalent va être très difficile vu mon âge (49 ans), je ne peux tolérer ce mépris de la proffession. Pour le moment j'ai un certain poids dans la société. mais personne n'est jamais irremplaçable. Des hordes de DA égalment prêts à tout pour beaucoup moins se bousculent déjà aux portes sentant mon désaccord.
Le seul conseil que je puisse vous donner, c'est de prendre un bon agent artistique (j'en ai un à Paris avec lequel je travaille encore de temps en temps en pub). Il vous évitera bien des tracas, même si souvent ils demande une rémunération en pourcentage assez conséquente (en moyenne 25%).
Je suis consternée de la baisse des prix sur le marché des illustrateurs. Quand j'étais à l'école, dans une classe, voire une école entière, il y avait tout au plus un ou deux vraix bons dessinateurs contre des centaines de futurs bon médecins, vendeurs, ingénieurs, techniciens.... Un de mes fils dessine merveilleusement. Je suis angoissée et triste de penser que ce talent ne va pas lui permettre de vivre plus tard comme il se doit. Alors que dans les années 80, il m'a permis de m'éclater et être libre.
Je suis complètemnt d'accord qu'il faut lutter pour maintenir notre niveau de vie et de création. Je me battrai jusqu'au bout pour les artistes avec lesquels je travaille en ce moment en forçant mon éditeur à reconnaître leur investissement.
Il y a quelques années, j'ai démissionné d'un poste de professeur d'une école de communication visuelle pour protester contre une décision de la direction pénalisant certains enseignants qui étaient des indépendants et non des professeurs professionnels. Un an après, cette décision a été levée.
Mes enfants disent que je raconte ma vie. alors j'arrête ici et vous souhaite bonne chance.
Commentaire n°9 posté par jeanne le 09/11/2008 à 18h00
Merci pour ce blog très instructif, je viens de créer une communauté " Grafikworld". J'espère regrouper des graphistes, illustrateurs enfin des gens qui comme moi sont passionnés d'arts graphiques !
Commentaire n°10 posté par Milady le 22/05/2009 à 19h39
@ Anne Marie, Cocotte et Jeanne : Merci pour ces avis qui vont dans le même sens. Il faut se tenir les coudes, et plus nous seront nombreux à avoir cette attitude, plus elle sera comprise. Enfin, je l'espère...

@ Milady : Bonne chance pour cette communauté et restons en contact ! Nous sommes complémentaires.
Commentaire n°11 posté par Corinne le 23/08/2009 à 14h32
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