Le Monde de Coco
Pour la promotion des métiers de
l'illustration et du graphisme
L'illustration visuelle a toujours été un outil très utile pour communiquer. Dessins, croquis, schémas... font passer l'information très efficacement.
Quotidiennement, nos yeux sont sollicités, attirés par des illustrations, sans même que nous nous en rendions compte, dans les magazines, publicités, plaquettes, livres,
internet, présentations professionnelles, outils pédagogiques.
Mais on oublie trop souvent que derrière une illustration, il y a un illustrateur. Il s'est formé, a développé un style, a réfléchi aux messages qui passaient à travers ses créations,
s'est documenté.
Ce métier est trop peu reconnu, et cet espace est là pour contribuer à le mettre en valeur.
L'auteur:
Constatant que, sur la région grenobloise, il n'existait pas de lien entre les talents locaux et les clients potentiels, j'ai créé en 2003
l'agence Caravan. Son but est de mettre en relation les demandeurs d'illustrations et les illustrateurs, en privilégiant le
rapport humain et la possibilité de se rencontrer facilement.
Je m'appelle
Corinne Bouchon. Je travaille dans la communication d'entreprise depuis 20 ans.
Pour me contacter, c'est ici.
Voici le constat d'un illustrateur sur le sujet :
"Aujourd'hui, les collectivités locales ne peuvent plus séparer les demandes pour les illustrations et les maquettes de la fabrication. En gros, je ne reçois plus que des appels d'offres où ma part de travail représente un dixième du budget global (demande de devis pour illustration, mise en page et fabrication d'un dépliant A4 imprimé à 40 000 exemplaires). Ca veut dire que les collectivités vont devoir systématiquement regrouper les 3 postes. Et que je dois me transformer en commercial et passer mon temps dans les paperasses administratives, les demandes de devis et le suivi de fabrication.
Ca veut aussi dire que je devrais faire un chiffre d'affaires monstre "gonflé artificiellement" par la soutraitance, donc TVA, taxe professionelle, changement de régime fiscal, augmentation des charges... pour un bénéfice ridicule. Je vous laisse imaginer la part que représente mon poste sur un A4 imprimé à 40 000 ex!!
Qu'est ce que vous en pensez? Y a t-il d'autres illustrateurs dans mon cas? Quelles sont les solutions? Merci a tous.
Boris "
Mon avis sur le sujet :
alors j\\\'ai réfléchi quelques jours, je me suis dit au final que c\\\'était beaucoup de risques pour pas grand chose, et beaucoup de temps et de temps passé à faire autre chose que mon boulot... du coup j\\\'ai appelé pour dire que je ne pourrais pas y répondre, en prenant le temps d\\\'expliquer pourquoi.
quelque part j\\\'ai du bol, je m\\\'en tire à peu près correctement avec des clients sympathiques et des demandes à "taille humaine", donc rien ne me pousse à répondre à une demande quand je la trouve clairement "dangereuse". pour l\\\'instant...
ce qui ne m\\\'empêche pas de trouver ce système de lots plutôt pénalisant, handicapant, et même, (allez, je "politise" presque) précarisant, quand il s\\\'agit de faire endosser de gros risques notamment financiers au modeste illustrateur-pizzzaïolo...
@ Rémi : Pour nous consoler, sachons que les clients potentiels "collectivités locales" sont tout autant désespérées que nous face à cette obligation. Rédiger un cahier des charges complet, pour eux, devient un casse-tête, ainsi que le tri des réponses. Comparer ce qui n'est pas comparable, on sait ce que cela veut dire depuis l'existence des torchons et des serviettes.
Que faire ? Oui, expliquer la raison du refus de répondre, c'est essentiel. Ne pas hésiter à parler de "danger" aussi, même si celà peut paraître négatif. C'est même une preuve de professionnalisme, car on montre que l'on sait de quoi on parle. Et qu'on ne refuse pas par peur d'avoir trop de travail, mais par peur que le travail ne soit pas bien fait.
Heureusement que tous les clients ne sont pas soumis à de telles contraintes, et restent à taille humaine. Ils deviennent toutefois de plus en plus rares. J'espère me tromper.