Le Monde de Coco
Pour la promotion des métiers de
l'illustration et du graphisme
L'illustration visuelle a toujours été un outil très utile pour communiquer. Dessins, croquis, schémas... font passer l'information très efficacement.
Quotidiennement, nos yeux sont sollicités, attirés par des illustrations, sans même que nous nous en rendions compte, dans les magazines, publicités, plaquettes, livres,
internet, présentations professionnelles, outils pédagogiques.
Mais on oublie trop souvent que derrière une illustration, il y a un illustrateur. Il s'est formé, a développé un style, a réfléchi aux messages qui passaient à travers ses créations,
s'est documenté.
Ce métier est trop peu reconnu, et cet espace est là pour contribuer à le mettre en valeur.
L'auteur:
Constatant que, sur la région grenobloise, il n'existait pas de lien entre les talents locaux et les clients potentiels, j'ai créé en 2003
l'agence Caravan. Son but est de mettre en relation les demandeurs d'illustrations et les illustrateurs, en privilégiant le
rapport humain et la possibilité de se rencontrer facilement.
Je m'appelle
Corinne Bouchon. Je travaille dans la communication d'entreprise depuis 20 ans.
Pour me contacter, c'est ici.
Pour pouvoir vendre ses illustrations à une entreprise ou une collectivité, l'illustrateur doit avoir un statut le lui permettant.
Tout dépend de la situation personnelle de chacun. Globalement, on retrouve les situations suivantes :
Je ne peux ici être exhaustive ni à jour des dernières évolutions, mais cette rubrique peut aider certains à trouver des pistes de solution pour pouvoir vendre leurs illustrations. (A vous de compléter)
Chaque cas est différent (si vous êtes marié(e) ou non, chômeur, employé, etc...), il vous faut vous renseigner globalement : auprès des CCI ou Chambres de Métiers, Maison des Artistes, Impôts, Caisses de Prévoyance, URSSAF et Caisses de Retraite, ASSEDIC...
Comment devient-on illustrateur ?
Cela commence toujours bien sûr par une passion du dessin et l'affirmation au fur et à mesure d'un style. Ces talents innés sont souvent renforcés par des formations qui peuvent être très diverses : Beaux arts, arts décoratifs, graphisme, infographisme, arts appliqués, bande dessinée ...
L'illustrateur se constitue au fur et à mesure un book, comprenant des recherches personnelles et des travaux de commande.
Mais ce parcours est très différent selon les personnes. La vie d'artiste est souvent cahotique...
A vous, illustrateurs, de nous raconter votre expérience !
Que serait notre monde sans illustrations ?
Dès le début de la civilisation, avant l'écriture, l'Homme a témoigné de son époque par l'illustration. Nous imaginons le quotidien des hommes préhistoriques gràce aux peintures rupestres, si magnifiques et créatives.
(Grotte de Lascaux)
Quelles illustrations laisserons nous à nos successeurs ?
C'est maintenant !
(Affiche: © Annette Lenz)
Tous les deux ans, ma "petite" ville met en valeur les métiers du graphisme, au niveau international.
Expos, conférences, ateliers, rencontres... Un moment privilégié pour nous tous !
Plus d'informations sur www.graphisme-echirolles.com (Allez dans Le Centre, Actualités, Le Mois 2006, car toutes les rubriques ne sont pas renseignées)
Que vous vendiez vos illustrations à titre occasionnel ou régulièrement, il vous faut un statut vous permettant de le faire, pour être en règle au niveau fiscal et social.
Il n'est pas très facile de s'orienter parmi les différentes solutions. Pour vous aider à faire le tri, faites tout d'abord le point sur les aspects suivants :
- quel volume pensez-vous pouvoir vendre sur une année ? (Même si vous pensez que ce volume est petit, pas de complexe à avoir, il faut poser les choses)
- ce volume est-il inférieur à vos autres revenus ou non ? (quelle est votre activité principale ?)
- avez-vous un autre métier qu'illustrateur ? Avez-vous déjà un employeur ?
- avez-vous une couverture sociale ? (Que ce soit par un autre travail ou par votre conjoint)
- pouvez-vous bénéficier d'aides à la création d'entreprise ?
- comment sont considérées vos créations : oeuvres "objets d'art" (tableaux, objets de décoration originaux, sculptures ... que vous cédez complètement) ou créations visuelles dont vous autorisez la diffusion mais conservez l'original ?
- qui sont vos clients ? (Particuliers, associations, collectivités locales : dans ce cas, choisissez bien votre régime TVA. Ou alors, entreprises, édition, presse : dans ce cas, penchez vous sur les droits de reproduction, d'auteurs ...)
- vous considérez-vous comme artisan (achat de fournitures, transformation, vente d'objets) ou comme créatif (conception et vente de visuel, s'apparentant à une prestation intellectuelle) ?
- avez-vous besoin d'investir dans du matériel que vous voulez déduire de vos revenus ? (Dans ce cas, le portage salarial n'est peut être pas adapté...)
- avez-vous beaucoup de frais de déplacement, de promotion (participation à des salons, publicité...) ?
- faites-vous appel à des fournisseurs (imprimeurs, encadreurs, agences de communication ...) ou des soustraitants ? Avez-vous besoin d'employés ?
- associez-vous votre activité à du commerce (achat et revente d'objets sans grande transformation) ?
- avez-vous besoin d'un local, d'un atelier, d'une vitrine ? Pouvez-vous partagez avec d'autres personnes ?
- pouvez-vous travailler à domicile ?
- votre activité peut-elle être associative ?
- voulez-vous engager vos biens personnels ou non ?
- vos conjoints, familles, proches sont ils prêts à vous suivre ? (Pour investir, pour être membre d'une association, d'une SARL ...). Ou préférez-vous détacher les liens affectifs des liens professionnels ?
- etc ...
Ce premier tour de piste personnel de vos souhaits et contraintes vous permettra d'être plus clair dans l'explication de votre activité aux différents organismes que vous devrez aller voir, et d'obtenir les bonnes informations.
N'oubliez pas : Cela semble laborieux et décourageant, mais il existe toujours une solution. Les personnes à qui vous vous adresserez ne connaissent pas forcément votre métier: plus vous leur apporterez ces informations, plus vous leur faciliterez la tâche pour vous orienter efficacement.
Il n'y a pas de solution idéale et tout dépend de votre situation personnelle. Alors, procédez par élimination : écartez les statuts qui ne vous conviennent pas en premier, puis pesez le pour et le contre de ceux qui restent.
Mon conseil : souvent, on est bloqué dans la progression de son projet par ce choix difficile du statut. Sachez-vous déconnecter de celà de temps en temps, et avancer sur ce que vous voulez faire. L'important est ce que vous allez réaliser, le "comment" viendra plus ou moins de lui-même, il se clarifiera. Le choix du statut est primordial mais ne doit pas vous bloquer pour agir. Si votre volume d'activité est trop flou au départ, choisissez la solution la plus évolutive pour vous.
Voici quelques liens utiles :
Vous trouverez sur le blog Planetargonautes, catégorie Good Design (colonne de droite), un article très intéressant sur un site portail, "Le blog de tous les designers".
Je cite Cath, l'auteur de Planetargonautes :
" Designers, graphistes, web designers, illustrateurs, photographes, rédacteurs, pubeurs et marketeurs : join the party!
Au départ, une idée toute simple au détour d'une discussion entre deux amis : donner une meilleure visibilité au travail de divers designers et graphistes et autres oiseaux détenteurs de plumes et talents alertes...
De l'étincelle originelle est né Designers-who-blog (les designers blogueurs), portail d'entrée vers les blogs de designers présentant leur vision de leur métier, réalisations et projets. DWB est réalisé sous l'égide de Creative Latitude, qui rassemble aujourd'hui une centaine de membres actifs autour du monde, dont le propos est d'échanger sur les bonnes pratiques de leurs métiers."
Et, dans les commentaires de cet article, vous trouverez un post de Corinne (ce n'est pas moi, c'en est une autre !), l'auteur du blog Tout pour elles consacré à la vie professionnelle des femmes (dont des graphistes !). Elle parle de mon initiative grenobloise, qui va dans le même sens que Designers-who-blog. On se sent moins seule !
Il y a bien longtemps, un jeu a fait fait fureur chez les aficionados de l'époque.
Il s'appelait "Captain Blood" et était un des premiers jeux interactifs, où l'on pouvait dialoguer avec les personnages par le biais d'icones.
Voici la pochette de l'époque (qui contenait des disquettes 5 pouces, que j'ai toujours mais qui ne rentrent plus dans mon ordi !) :
Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ?
L'un des deux auteurs est Didier Bouchon, mon frère. C'est le premier illustrateur que j'ai connu, et ce dès mon plus jeune âge puisqu'il est mon ainé.
Bien des années plus tard, des petits jeunes (c'est dit avec tendresse envers eux) m'ont dit avoir découvert l'informatique gràce à ce jeu.
Fière comme un bar-tabac, j'étais !
Et vous, avez-vous pu dialoguer avec les habitants de l'univers du Captain ?
© Les graphismes de la pochette ont été créés par Ere Informatique (Didier Bouchon et Philippe Ulrich)
Petit résumé de la rencontre-débat sur le thème « Création : où sont les femmes ? » du 16 janvier 2007 à Echirolles (38) (animée par l’auteure du livre du même nom, Nathalie Epron)
Ce débat a commencé par une visite guidée de l’exposition « 9 femmes graphistes ». Ce titre a donné le ton de la rencontre : les femmes se sentent obligées de s’afficher par leur spécificité féminine, y aurait-il eu une exposition intitulée « 9 hommes graphistes » ? Probablement non. L’art n’a pas de sexe et pourtant…
Il paraît qu’un homme a dit qu’il faut se rendre à l’évidence quand on regarde notre passé créatif : peu de femmes se sont distinguées. Tollé général : il y a bel et bien une réelle création féminine, mais elle n’est pas visible. Il y a deux ans, lors du Mois du Graphisme d’Echirolles, une personne organisatrice a été fortement surprise de constater que la majorité des personnes assistant aux conférences était des femmes, et que les personnes sur scène étaient des hommes. Nathalie pense que
(Pause humour : il y avait quelques hommes à cette rencontre du 16 janvier (comme quoi, nous ne sommes pas si éloignées d’eux), dont mon compagnon qui a failli se faire lyncher quand il a voulu blaguer en me disant « au lieu de perdre ton temps ici, file faire à manger » !)
Dans les dictionnaires, on remarque que les femmes citées ont pratiquement toujours un référant : elles sont « femme de Untel», «mère de Untel », « fille d’Untel », donc visibles à travers un homme. L’entrée dans le dictionnaire est souvent le prénom de la femme, pour l’homme, c’est son nom de famille.
Le poids de notre culture masculine est énorme, la langue française aussi (qui privilégie l’usage du nom masculin pour les métiers, et pour le nombre (s’il y a 1 élément masculin dans une liste, parmi 100 autres éléments féminins, on dit « ils » au lieu de « elles ») et certaines pensent que l’une des étapes est de commencer à changer notre vocabulaire : on peut dire « auteure », « metteure en scène », « écrivaine »… Quid de « maîtresse auxiliaire » qui est plutôt péjoratif par exemple ? (Sculptrice, c’est pas terrible à l’oreille non plus, alors que faire ?). Nous en sommes, nous aussi les femmes, responsables. Certaines d’entre nous exigent de faire figurer « Directeur » sur leur carte de visite au lieu de « Directrice » qu’elles trouvent diminuant. Pourquoi ?
Quelle est cette habitude, lors de la mise en lumière d’une femme, de préciser si elle est mariée et a des enfants, où elle habite ? Choses qui ne sont jamais précisées lorsqu’il s’agit d’un homme.
Enfin, il semblerait qu’un gros boulet est ancré en nous depuis la nuit des temps et dont nous, hommes et femmes, ne savons comment nous en débarrasser : la création serait le propre de l’homme, la procréation le propre de la femme. Serait-il impossible de créer et de procréer en même temps ?
Ouf, quel résumé difficile à faire, c’est un véritable accouchement (encore une réflexion bien féminine, à tord !).
Il y a eu d’autres thèmes abordés qui sortaient un peu du sujet « Création »: Il faudrait émanciper les hommes du poids de la réussite professionnelle, et les femmes du poids du travail domestique. L’universalité revendiquée par
Enfin, tout cela a fini par un pot bien mérité !
20 ans déjà que la première promotion de l'Ecole de Commerce de Grenoble , dont je faisais partie, est sortie ! Nous étions 89. Depuis, tout a bien changé : le nom de l'Ecole et le nombre d'étudiants (1500 !)
On va fêter ça en octobre avec ceux dont on peut retrouver la trace. Je suis chargée de réaliser le logo de l'événement. J'ai choisi de la jouer "private joke". Voici le premier projet :
(il est animé normalement, mais ça ne passe pas sur ce blog. Des astuces ?)
J'explique ! : le logo de l'école comporte un dauphin, le directeur actuel (prof de techno bien barbu à l'époque) était grand amateur de bière, notre premier journal satyrique interne s'appellait "Le Yéti" (il n'existe plus maintenant). Et de nombreux couples se sont formés pendant nos 3 ans d'études.
Cette peinture rupestre est supposée avoir été retrouvée sous les fondations de l'ancienne école, mais il faut avoir été du lot pour en comprendre le sens !
J'espère ainsi faire vibrer la fibre nostalgique de ceux que l'on a perdus de vue, et les motiver à faire une soirée "souvenirs - souvenirs".
Mais bon, j'ai pris un sacré coup de vieux à me pencher sur ce thème ...
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