Il n'y a pas vraiment de prix de marché, mais plutôt des usages.
Pour calculer le prix d'une illustration, nous prenons notamment en compte:
- la recherche créative (pistes de travail, définition d'un style)
- la recherche documentaire
- le niveau de détail
- le nombre de couleurs
- le temps de travail
- le nombre d'illustrations pour un même sujet (déclinaisons)
- la notoriété et la formation de l'illustrateur
- le respect d'une charte graphique éventuellement existante
- le nombre d'exemplaires diffusés
- la cession ou non des droits d'utilisation
- le nombre de corrections, de bons à tirer
- le nombre de réunions de travail
- les frais techniques éventuels
Le prix psychologique (comme on dit en terme Marketing) varie beaucoup en fonction de la connaissance qu'a le client du métier d'illustrateur:
Entre celui qui croit que l'illustrateur s'amuse, réalise son dessin vite fait sur une nappe en papier après un bon repas au restaurant, et celui qui a essayé de faire lui-même ses illustrations sans succès, qui est ravi de savoir qu'il peut se reposer sur des professionnels, qui reconnait qu'il y a du travail, la perception change!
A nous de trouver un juste milieu pour que l'illustration soit vendue à un prix raisonnable et respectueux pour tous.
Clients, illustrateurs : quel est votre prix psychologique ?
Par Corinne
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Vendredi 29 décembre 2006
Voici un lien où vous pourrez trouver des exemples de tarification de
prestations graphiques.
http://www.graphismedia.com/index.php?f=file&id=6620
A titre indicatif .
Par Corinne
1
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Quand on nous demande un devis pour la création d'une illustration, on nous demande très souvent en même temps ... l'illustration finie ! Sans garantie qu'elle soit choisie et sans rémunération du travail fourni ! C'est normalement illégal, et pourtant, nombreux sont les appels d'offres d'organismes gouvernementaux qui exigent celà. Une annonce presse est parue à ce sujet, la voici. Je m'inscris dans ce combat, mais j'ai l'impression d'être un Don Quichotte ...
Par Corinne
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La musique souffre du pillage intempestif sur internet, et on en parle beaucoup en ce moment. Elle en souffrait avant, mais à moindre envergure, depuis les K7 où moi-même dans les années 80, j'enregistrais les disques des copines pour ne pas avoir à les acheter. Je ne me rendais pas compte que je ne respectais pas la loi sur les droits d'auteur, et surtout que je ne respectais pas les artistes qui ne touchaient rien.
L'illustration a le même problème. On copie, même sans mauvaise intention, et l'auteur est au pain sec et à l'eau. A l'heure d'internet, des millions d'images sont disponibles et circulent, il est très difficile de gérer celà.
Comment fonctionne cette notion de droits d'auteur d'images ? C'est peu de dire que c'est flou. Après avoir mené un parcours du combattant auprès d'organismes de gestion de droits d'auteur, de lecture des lois, de visites auprès de l'INPI, etc ... me voilà incapable de résumer tout cela et surtout de conseiller les créatifs visuels. Ce serait pourtant mon rôle en tant qu'agent, mais quel imbroglio !
Voici déjà des notions de bases à respecter en tant qu'illustrateur (prestation gratuite ou payante):
- Signez toujours vos visuels.
- Précisez par écrit la durée et le type d'utilisation du visuel.
- Indiquez qu'il faut une autorisation de votre part pour toute autre utilisation.
- Normalement, vous devez préciser une zone géographique d'utilisation de votre visuel, ainsi qu'un nombre d'exemplaires. Mais à l'heure d'Internet, qu'est-ce que cela veut dire ?
- L'illustration vous appartient toujours, même si vous cédez les droits d'utilisation.
- Les personnes à qui vous donnez le droit d'utilisation sont tenues soit de faire figurer votre signature, soit de vous mentionner en tant qu'auteur (dans l'ours d'un magazine par exemple, soit dans la légende d'un texte)
Toute autre utilisation de votre visuel est normalement soumise d'une part à autorisation écrite de vous-mêmes, d'autre part à rémunération. Le débat est ouvert et la loi n'y répond pas vraiment : quelle base de rémunération, quels critères, quels moyens de contrôler le "pillage", volontaire ou involontaire, comment facturer les droits d'auteur, ... ?
Le flou reste "artistique", et j'attends de lire avec avidité vos commentaires !
Par Corinne
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Je préfèrerais positiver, mais encore une fois, voici un mouvement d'humeur face à des abus malheureusement trop fréquents.
C'est ici.
J'en parlais aussi
ici.
EDIT du 17/11/08 : Et voici un
autre site qui en parle encore ...
Gardons courage, et restons groupés face au respect de la création !
Par Corinne
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