C'est ici.
J'en parlais aussi ici.
EDIT du 17/11/08 : Et voici un autre site qui en parle encore ...
Gardons courage, et restons groupés face au respect de la création !
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L'illustration visuelle a toujours été un outil très utile pour communiquer. Dessins, croquis, schémas... font passer l'information très efficacement.
Quotidiennement, nos yeux sont sollicités, attirés par des illustrations, sans même que nous nous en rendions compte, dans les magazines, publicités, plaquettes, livres,
internet, présentations professionnelles, outils pédagogiques.
Mais on oublie trop souvent que derrière une illustration, il y a un illustrateur. Il s'est formé, a développé un style, a réfléchi aux messages qui passaient à travers ses créations,
s'est documenté.
Ce métier est trop peu reconnu, et cet espace est là pour contribuer à le mettre en valeur.
L'auteur:
Constatant que, sur la région grenobloise, il n'existait pas de lien entre les talents locaux et les clients potentiels, j'ai créé en 2003
l'agence Caravan. Son but est de mettre en relation les demandeurs d'illustrations et les illustrateurs, en privilégiant le
rapport humain et la possibilité de se rencontrer facilement.
Je m'appelle
Corinne Bouchon. Je travaille dans la communication d'entreprise depuis 20 ans.
Pour me contacter, c'est ici.
Illustrateurs : Vous avez tous,
dans vos cartons à dessins, des illustrations réalisées mais jamais publiées.
Voici une information (en anglais) sur ce salon. je n'y serai
pas, mais peut-être vous ???Le mot "illustration" n'est pas toujours compris. Il faut souvent préciser, et Tatactatoum, association lyonnaise d'illustrateurs en a fait une liste sympathique à l'occasion d'une exposition intitulée
Les Voisins ...
Un bel éventail du vocabulaire de l'illustration visuelle, et des talents qu'il faut pour en faire !
Merci à Tatactatoum qui inaugure son expo le 20 octobre : http://www.bm-lyon.fr/expo/07/lesvoisins/index.html
Lors d'un récent voyage au Canada, j'ai pu rencontrer un illustrateur québécois, Pierre-Paul Pariseau.
Il m'avait contactée il y a quelques mois, et ce fut un plaisir de pouvoir le rencontrer sur place (avec l'espoir que mon agence devienne internationale, grâce à lui et à d'autres illustrateurs étrangers qui m'ont sollicitée).
Il m'a donné l'adresse du site d'une association d'illustrateurs / trices du Québec.
Toujours très intéressant de voir ce qui se fait ailleurs, même si je reste très " région grenobloise" !
Etre illustrateur, c'est affirmer un style. Encore faut-il le trouver, au delà des compétences techniques, et ce n'est pas chose facile. On ne veut ressembler à personne.
Paradoxalement, copier d'autres illustrateurs est un bon exercice. On découvre ce qu'on aurait fait de semblable, ce qu'on aurait fait de différent, et on se forge une identité.
Voici ma copie du visage de Peter Pan, version BD créée par le grand Loisel. Il a mis un temps fou et une énergie folle pour obtenir le droit de mettre en BD cette histoire, protégée. Et voilà que moi, je le copie sans vergogne ! je suis très vigilante sur le respect des droits d'auteur, et ma copie n'ira pas ailleurs que dans mon bureau, et sera toujours signée "d'après Loisel". Mais quel plaisir j'ai eu à la réaliser, il ne faut pas s'en priver tant que ça reste ... "privé" !
J'ai aussi beaucoup appris, dans un tout autre style, de Jean Plantu. Après avoir assisté à une de ses conférences, je l'ai invité à commenter le site de mon agence. Tout en lui avouant, rouge de honte, que nombre de mes amis avaient reçu des dessins de ma part largement inspirés des siens. Et il ne m'en a pas tenu rigueur, puisqu'il a fait le commentaire que vous pouvez voir ici (en bas à droite de la page d'accueil).
Copier est un plaisir, et être copié en est un autre. Si tout celà reste dans le respect de l'auteur, bien sûr.
Finalement, après ce que je raconte dans un précédent article (voir les commentaires et le site trouvé par Claire) sur le nom de mon agence et le logo "chameau", n'est-ce finalement pas une fierté d'avoir le sentiment d'avoir été copiée (je n'en suis même pas sûre à l'heure actuelle et n'ai pas encore décidé si ça avait un intérêt de revendiquer une quelconque et très hypothétique antériorité). Vos avis ?
La musique souffre du pillage intempestif sur internet, et on en parle beaucoup en ce moment. Elle en souffrait avant, mais à moindre envergure, depuis les K7 où moi-même dans les années 80, j'enregistrais les disques des copines pour ne pas avoir à les acheter. Je ne me rendais pas compte que je ne respectais pas la loi sur les droits d'auteur, et surtout que je ne respectais pas les artistes qui ne touchaient rien.
L'illustration a le même problème. On copie, même sans mauvaise intention, et l'auteur est au pain sec et à l'eau. A l'heure d'internet, des millions d'images sont disponibles et circulent, il est très difficile de gérer celà.
Comment fonctionne cette notion de droits d'auteur d'images ? C'est peu de dire que c'est flou. Après avoir mené un parcours du combattant auprès d'organismes de gestion de droits d'auteur, de lecture des lois, de visites auprès de l'INPI, etc ... me voilà incapable de résumer tout cela et surtout de conseiller les créatifs visuels. Ce serait pourtant mon rôle en tant qu'agent, mais quel imbroglio !
Voici déjà des notions de bases à respecter en tant qu'illustrateur (prestation gratuite ou payante):
Toute autre utilisation de votre visuel est normalement soumise d'une part à autorisation écrite de vous-mêmes, d'autre part à rémunération. Le débat est ouvert et la loi n'y répond pas vraiment : quelle base de rémunération, quels critères, quels moyens de contrôler le "pillage", volontaire ou involontaire, comment facturer les droits d'auteur, ... ?
Le flou reste "artistique", et j'attends de lire avec avidité vos commentaires !
Voici le constat d'un illustrateur sur le sujet :
"Aujourd'hui, les collectivités locales ne peuvent plus séparer les demandes pour les illustrations et les maquettes de la fabrication. En gros, je ne reçois plus que des appels d'offres où ma part de travail représente un dixième du budget global (demande de devis pour illustration, mise en page et fabrication d'un dépliant A4 imprimé à 40 000 exemplaires). Ca veut dire que les collectivités vont devoir systématiquement regrouper les 3 postes. Et que je dois me transformer en commercial et passer mon temps dans les paperasses administratives, les demandes de devis et le suivi de fabrication.
Ca veut aussi dire que je devrais faire un chiffre d'affaires monstre "gonflé artificiellement" par la soutraitance, donc TVA, taxe professionelle, changement de régime fiscal, augmentation des charges... pour un bénéfice ridicule. Je vous laisse imaginer la part que représente mon poste sur un A4 imprimé à 40 000 ex!!
Qu'est ce que vous en pensez? Y a t-il d'autres illustrateurs dans mon cas? Quelles sont les solutions? Merci a tous.
Boris "
Mon avis sur le sujet :